• Share to Facebook
    • Twitter
    • Email
    • Print

August 9, 2012

HSI/Canada renouvelle son appel pour une interdiction de l’abattage de chevaux alors que des substances interdites sont décelées dans de la viande chevaline canadienne

Humane Society International/Canada

  • Les chevaux abattus au Canada ne sont généralement pas élevés pour la consommation humaine. istock

MONTREAL—Suivant la confirmation que des substances interdites ont été découvertes dans de la viande chevaline originaire du Canada, Humane Society International/Canada renouvelle son appel pour une interdiction fédérale de l’abattage, de la vente, du transport et de l’exportation de chevaux à des fins de consommation humaine. Les autorités belges ont récemment avisé la Commission européenne de la présence de deux substances interdites, le clenbutérol et la phénylbutazone, dans de la viande chevaline importée du Canada par l’Union européenne. Les chevaux abattus pour leur viande au Canada ne sont généralement pas élevés à des fins de consommation humaine et reçoivent couramment des substances qui sont interdites chez les animaux qui y sont destinés.

De plus, la United States Food and Drug Administration a récemment publié une lettre d’avertissement qui révélait la présence de ces mêmes substances dans un cheval américain vendu à un établissement d’abattage canadien. L’établissement américain mentionné dans cette lettre d’avertissement avait procuré de fausses informations dans le Document d’information équine, document sur lequel les autorités canadiennes se basent afin de déterminer si les chevaux américains exportés au Canada ont été exposés à des substances interdites dans les 180 jours précédents l’achat de l’animal. Plus précisément, l’établissement en question a rempli et signé le questionnaire sans demander au producteur du cheval l’historique de traitement médical de ce dernier. Tout comme les chevaux canadiens, les chevaux américains ne sont pas élevés à des fins de consommation humaine et reçoivent fréquemment des substances qui sont bannies chez les animaux destinés à la consommation.

“L’abattage de chevaux pour la consommation humaine est fondamentalement cruel et la récente découverte de substances interdites dans la viande chevaline provenant du Canada prouve qu’elle comporte aussi des risques pour la santé », a dit Ewa Demianowicz, responsable de campagne à la Humane Society International/Canada. « Le clenbuterol et la phénylbutazone sont toxiques pour les humains et ont été bannis de la chaîne alimentaire pour cette raison. Clairement, les protocoles liés à la viande chevaline de l’Agence canadienne d’inspection des aliments sont inadéquats et n’assurent pas la sécurité alimentaire.

Humane Society International/Canada demande au gouvernement canadien d’agir immédiatement en adoptant le projet de loi C-322, qui modifierait la Loi sur la santé des animaux et la Loi sur l’inspection des viandes, interdisant l’importation, l’exportation et le transport entre les provinces des chevaux pour l’abattage à des fins de consommation humaine.

Les deux substances interdites ont été trouvés dans de la viande chevaline réfrigéré et congelé qui a par la suite été distribuée en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg et au Pays-Bas. Les pays membres de l’Union européenne ont des mesures de sécurité alimentaire très strictes qui empêchent les chevaux domestiques qui ont reçus des substances interdites d’entrer dans la chaîne alimentaire. En revanche, les standards actuels de l’ACIA sont insuffisants et pourraient mener à des risques pour la santé humaine pour ceux qui consomment de la viande chevaline, laquelle est en majorité exportée. 

FAITS:

  • En 2011, plus de 90 000 chevaux ont été abattus au Canada.
  • Les chevaux sont un exemple par excellence d’un animal fugueur. La panique et le désir instinctif de fuite qu’ils ressentent dans les abattoirs les poussent à se débattre frénétiquement dans la chute d’abattage. Il est ainsi difficile de les assommer de façon efficace dans les abattoirs. En conséquence, les chevaux reçoivent souvent plusieurs coups avant d’être rendus inconscients.
  • Au Canada, les chevaux peuvent être transportés jusqu’à 36 heures en continu sans nourriture, eau ou repos. Ils sont souvent entassés dans des remorques (parfois à deux paliers) qui sont faites pour des animaux plus petits et ils y parcourent de longues distances dans des positions inconfortables.
  • Puisque les chevaux ne sont généralement pas élevés à des fins de consommation humaine, ils reçoivent souvent des substances qui sont interdites dans la chaîne alimentaire.
  • En 2011, le député Alex Atamanenko a présenté le projet de loi C-322, visant à modifier la Loi sur la santé des animaux et la Loi sur l’inspection des viandes afin d’interdire l’importation et l’exportation (et le transfert entre les provinces) des chevaux pour l’abattage à des fins de consommation humaine.

-30-

Contact pour les medias: Dean Pogas, HSI Canada: 514-395-2914

Humane Society International/Canada est un leader en matière de protection animale. Notre organisme représente des dizaines de milliers de membres et participants à travers le pays. HSI Canada met en oeuvre des programmes de protection des animaux de compagnie, de la faune et de son habitat naturel, de préservation de mammifères marins et de bien-être des animaux de ferme. HSI Canada est fière de faire partie de la Humane Society International—l’un des organismes de protection animale les plus importants au monde, avec plus de 11 millions de membres et participants. Rendez-nous visite sur le Web à l’adresse hsicanada.ca.