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March 8, 2013

HSI/Canada et la Canadian Horse Defence Coalition appellent à une interdiction de l’abattage de chevaux alors que de la phénylbutazone est détectée dans de la viande chevaline canadienne

Humane Society International/Canada

  • La viande chevaline canadienne, en plus d'être dangereuse pour la santé, est produite d'une façon inhumaine. Robert Brownell

MONTREAL— Humane Society International/ Canada et la Canadian Horse Defence Coalition renouvellent leur appel pour une interdiction fédérale immédiate de l'abattage, de la vente, du transport et de l'exportation de chevaux destinés à la consommation humaine. Récemment, de la phénylbutazone a été décelée dans de la viande chevaline canadienne exportée vers la Suisse. Une analyse de routine dans un laboratoire de Berne a permis de détecter des résidus de cette substance qui est strictement interdite dans la chaîne alimentaire en raison de réactions toxiques qu’elle peut provoquer chez les êtres humains. La phénylbutazone peut potentiellement provoquer de graves réactions et même mener à l'anémie aplasique.

Ewa Demianowicz, responsable de campagne pour HSI/Canada déclare : « Les chevaux abattus au Canada ne sont généralement pas élevés pour la consommation humaine et reçoivent régulièrement des médicaments qui ont été interdits chez les animaux destinés à la consommation humaine. Il n'y a actuellement aucune obligation légale pour les propriétaires de chevaux d’enregistrer l'utilisation de ces médicaments. Nous avons la preuve, encore une fois, que la réglementation de l'Agence canadienne de l’inspection des aliments est inadéquate et ne peut garantir que la viande de cheval canadienne est sécuritaire. »

Sinikka Crosland, directrice exécutive de la CHDC affirme : « Cette découverte récente n'est pas une surprise. En raison de l'utilisation généralisée de la phénylbutazone chez les chevaux, les nouvelles en provenance de Suisse ne révèlent que la pointe de l'iceberg. »

Alex Atamanenko, membre du Parlement, a introduit un projet de loi en 2011 qui mettrait fin à l'abattage des chevaux pour la consommation humaine au Canada pour des raisons de santé humaine. Il ajoute: « De nombreux Canadiens sont en faveur de mon projet de loi. Des gens de partout au pays ont exprimé, à juste titre, des préoccupations par rapport aux produits de viande chevaline canadiens qui sont actuellement vendus pour la consommation humaine, au Canada et à l'étranger, et qui sont susceptibles de contenir des substances interdites ».

La viande chevaline canadienne, en plus d'être dangereuse pour la consommation humaine, est produite d'une façon inhumaine. La semaine dernière, des images de nombreuses violations du bien-être animal sur les parcs d'engraissement en Alberta ont été diffusées sur une chaîne de télévision suisse, ce qui a conduit à un tollé public et au retrait de la viande chevaline canadienne de plusieurs supermarchés en Suisse.

Dans la foulée du scandale récent des erreurs d'étiquetage en Europe, l'industrie de la viande chevaline serait en déclin au Canada.  HSI/Canada et la CHDC demande au gouvernement canadien de prendre des mesures immédiates en adoptant le projet de loi C-322 d’Alex Atemanenko, qui vise à modifier la Loi sur la santé des animaux et la Loi sur l'inspection des viandes et mettre fin à l'importation, l'exportation, le transport interprovincial et l'abattage de chevaux pour la consommation humaine.

Faits:

  • En 2012, plus de 80 000 chevaux ont été abattus au Canada.
  • À l'heure actuelle au Canada, il n'existe aucun système fiable d’enregistrement de médicaments donnés aux chevaux au cours de leur vie et aucun moyen de supprimer les chevaux de la chaîne alimentaire une fois qu'ils ont reçu des substances interdites.
  • Un règlement 2010 de l'Union européenne exige que seule la viande provenant de chevaux ayant des antécédents de traitements médicamenteux connus puisse être exportée vers l'UE. Cependant, la viande chevaline d'Amérique du Nord (y compris celle du Canada) continue à être exportée vers l'UE, même si les audits de l'Office alimentaire et vétérinaire ont conclu que les documents d'identification équins pour les chevaux en provenance des États-Unis ne sont pas fiables et ne répondent pas aux exigences de la réglementation de l'UE en matière de sécurité alimentaire.
  • En juillet 2012, les autorités belges ont notifié à la Commission européenne à propos de la présence de deux substances interdites dans la viande de cheval importée du Canada.
  • Les chevaux sont un parfait exemple d'un animal de fuite. Leur désir instinctif de fuir l'abattoir provoque chez eux une grande panique. Dans le piège à tuerie, ils secouent frénétiquement la tête, il est donc extrêmement difficile de les assommer efficacement avant l'abattage. Ainsi, de nombreux chevaux reçoivent plusieurs coups violents avant qu’ils ne soient rendus inconscients.
  • Les chevaux au Canada peuvent être transportés sur de longues distances dans des positions inconfortables, et ce, jusqu’à 36 heures sans nourriture, sans eau et sans repos. Ils sont souvent entassés dans des remorques (parfois à deux étages) conçues pour des animaux de plus petite taille.

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Contact média: Dean Pogas, HSI Canada: 514-395-2914

La Humane Society International/Canada est un leader en matière de protection animale et met en œuvre des programmes visant les animaux de compagnie, la conservation de la faune et de son habitat naturel, la préservation des mammifères marins, le bien-être des animaux de ferme et les animaux de laboratoire. HSI/Canada est fière de faire partie de la Humane Society International qui, ensemble avec ses groupes partenaires, forme l’un des organismes de protection animale les plus importants dans le monde. Célébrer les animaux, confronter la cruauté mondialement – en ligne sur hsicanada.ca.

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