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March 31, 2014

Le Parlement exige une restriction sur l'abattage des chevaux

Projet de loi C-571: demande des dossiers médicaux des chevaux entrant dans la chaîne alimentaire

Humane Society International/Canada

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Humane Society International/Canada lance un appel à tous les membres du Parlement pour soutenir la législation qui régule la dangereuse industrie de l'abattage de chevaux au Canada.

Le projet de loi d'initiative parlementaire C-571, introduite par le député NPD, Alex Atamanenko et examiné en deuxième lecture, vise à combler les lacunes des réglementations actuelles en exigeant un dossier médical de traitement complet pour chaque cheval présenté à l'abattage. En vertu de la loi, les chevaux ayant ingéré des médicaments interdits dans la chaîne alimentaire, ou qui n'ont pas été élevés pour la consommation humaine, ne pourront pas être abattus. Ceci constitue une amélioration des réglementations en vigueur qui actuellement n’empêche pas de façon efficace les chevaux traités avec des substances interdites d'entrer dans la chaîne alimentaire.

Ewa Demianowicz, responsable de campagne pour HSI/Canada, a déclaré : « Le gouvernement canadien ne peut pas continuer d'ignorer les failles évidentes que présente la cruelle industrie d'abattage de chevaux, ni le fait que la viande de cheval produite au Canada pour la consommation humaine pose de graves risques pour la santé de ses consommateurs du monde entier. Le projet de loi C-571 introduit une réglementation qui pourrait empêcher la mort de dizaines de milliers de chevaux en s'assurant que certains chevaux sont bien retirés de l'abattoir et de la chaîne alimentaire. »

Le député Alex Atamanenko a ajouté : « Les chevaux reçoivent régulièrement de nombreux médicaments interdits à l'utilisation sur des animaux destinés à la consommation. Actuellement, aucun système fiable n'est disponible pour enregistrer les médicaments donnés aux chevaux puisque la tenue des dossiers médicaux pour les chevaux n'est pas obligatoire. La viande de cheval ne devrait en aucun cas être considérée comme un produit d'alimentation sain par ceux qui la consomment. »

La plupart des chevaux abattus au Canada, le plus grand exportateur de viande de cheval pour l'Europe et l'Asie, viennent des États-Unis, où les abattoirs à chevaux ont été interdits en 2007. Les audits réalisés par l'Office alimentaire et vétérinaire de la Commission européenne soulignent systématiquement le manque de fiabilité des documents d'identification équins qui accompagnent les chevaux en provenance des États-Unis, qui n'offrent pas de garanties équivalentes à celles des normes de salubrité alimentaire européennes. Toutefois, le gouvernement canadien continue d'autoriser les exportations de viande de cheval.

En plus de poser des risques pour la santé des consommateurs, l'abattage de chevaux est profondément cruel. En raison de leur nature sensible et de leur réaction de fuite, les chevaux ne peuvent être abattus sans cruauté. Au Canada, de nombreux cas de violations du bien-être des chevaux dans les abattoirs ont été signalés, par exemple, des chevaux malades ou blessés auxquels aucun soin vétérinaire n'a été dispensé ou encore des chevaux qui ont reçu de multiples coups à la tête avant de perdre conscience. De plus, les chevaux sur la route de l'abattoir au Canada sont parfois transportés pendant 36 heures sans pouvoir manger, boire ou se reposer.

HSI/Canada lance un appel à tous les députés pour voter en faveur du projet de loi C-571 et prendre des mesures pour réglementer l'industrie de l'abattage des chevaux au Canada.

Faits

  • En 2013, plus de 70 000 chevaux ont été abattus au Canada.
  • Les chevaux abattus au Canada proviennent de divers milieux : la majorité d'entre eux n'a pas été élevée pour la production alimentaire, et par conséquent, reçoit régulièrement des médicaments interdits dans la chaîne alimentaire.
  • L'Agence canadienne d'inspection des aliments se fie aux documents d'identification équins, souvent frauduleux, pour contrôler les chevaux qui partent à l'abattoir.
  • Les documents d’identification équins sont signés par les propriétaires, qui sont souvent en possession des chevaux depuis moins de 24 heures et qui attestent le dossier médical pour les six derniers mois, même si certaines substances, telles que la phénylbutazone, sont complètement bannies chez les animaux destinés à la consommation, indépendamment de la date à laquelle elles ont été administrées.
  • En juillet 2012, les autorités belges ont informé la Commission européenne de la présence rapportée de deux substances interdites (la phénylbutazone et le clenbuterol) dans de la viande de cheval importée du Canada.


Media Contact: Christopher Paré, 514.395.2914, cpare@hsi.org

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