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December 17, 2014

Un sondage révèle que deux tiers des Canadiens soutiennent l'interdiction de l'élevage d'animaux à fourrure

Humane Society International/Canada demande au gouvernement d'agir et d'abolir les subventions

Humane Society International/Canada

  • Jo-Anne McArthur

MONTRÉAL—À la suite d'un nouveau sondage révélant que 68 % des Canadiens ayant exprimé une opinion soutiennent l'interdiction de l'élevage d'animaux à fourrure au Canada, Humane Society International/Canada renouvelle sa demande d'interdiction fédérale.

Ewa Demianowicz, responsable de campagne pour HSI/Canada, a déclaré : « L'élevage d'animaux à fourrure est cruel et n'existe que pour produire un produit de luxe dont personne ne veut. Il est temps que notre gouvernement écoute la majorité des Canadiens, qui souhaitent que le Canada se joigne aux autres nations qui ont déjà interdit cette industrie inhumaine. La situation est d'autant plus outrageuse lorsque le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial continuent de gaspiller l'argent des contribuables en subventionnant fortement une industrie à laquelle les Canadiens sont clairement opposés. »

Chaque année, plus de 2,5 millions d'animaux sauvages, principalement des visons et des renards, sont élevés dans des usines d'animaux à fourrure. Ils sont confinés toute leur vie dans de petites cages en fer vides qui les empêchent d’exprimer leurs comportements naturels, notamment errer, nager et creuser. La privation liée au confinement intensif dans des cages peut entraîner des comportements névrotiques (tourner en rond continuellement, hocher la tête de manière répétitive) et l'auto-mutilation. Avant d'atteindre leur première année, les animaux sont tués par gaz ou électrocution anale. Les experts vétérinaires sont d'avis que les conditions déplorables des élevages d'animaux à fourrure sont la cause de grandes souffrances psychologiques et physiques.

L'élevage d'animaux à fourrure est également nocif pour l'environnement. Ces élevages génèrent de grandes quantités de déchets qui s’infiltrent dans les nappes phréatiques et les rivières par ruissellement, et les polluent. De plus, des produits chimiques toxiques comme le chrome et le formaldéhyde sont utilisés pour empêcher la décomposition de la fourrure. La production et le traitement de la fourrure produisent davantage de gaz à effet de serre et de pollution de l'air et de l'eau que n'importe quelle autre industrie du textile.

HSI/Canada demande au ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire d'interdire l'élevage d'animaux à fourrure au Canada. L'Autriche, la Croatie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont déjà interdit l'élevage d'animaux à fourrure.

HSI/Canada incite le public à demander également l'interdiction de l'élevage d'animaux à fourrure en cliquant sur le lien « TAKE ACTION » hsicanada.ca/furfree.

L'institut de sondages Léger a recueilli des données en ligne entre le 1er et le 4 décembre 2014 grâce à un questionnaire sécurisé hébergé sur les serveurs de Léger. Au total, 1545 résidents canadiens de 18 ans et plus ont répondu aux questions. Les résultats sont pondérés par âge, sexe et région afin d'assurer une représentation exacte, comme l'indique Statistique Canada.

Les faits :

  • La majeure partie des répondants de chaque région du Canada soutiennent l'interdiction de l'élevage d'animaux à fourrure au Canada.
  • Le plus grand soutien pour l'interdiction était au Québec, où plus de 75 % des répondants ayant exprimé une opinion étaient en faveur de l'interdiction de l'élevage d'animaux à fourrure.
  • Seuls 12 % des répondants étaient fortement opposés à l'interdiction de fourrure au Canada.
  • Des reportages récents ont révélé que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial ont déjà dépensé plus de 20 millions de dollars pour aider financièrement les élevages d'animaux à fourrure qui peinent à couvrir leurs frais en raison de la forte diminution des prix de la fourrure liée à la chute de la demande mondiale cette année. Ce financement vient s'ajouter à l'impôt fédéral et l'impôt provincial, qui sont déjà régulièrement utilisés pour promouvoir et subventionner l'industrie de la fourrure.
  • Il existe au moins 289 élevages d'animaux à fourrure connus au Canada.
  • À l'état sauvage, les visons errent sur un territoire de plus de trois kilomètres carrés et passent la majeure partie de leur temps à nager.
  • Les renards sauvages vivent en petits groupes sociaux, avec des structures hiérarchiques bien établies. Ils possèdent un large territoire où ils errent sur plusieurs kilomètres chaque jour et passent une bonne partie de leur temps à creuser des terriers.

Contact Média : Christopher Pare – bureau: 514 395-2914 / cell: 438 402-0643, courriel: cpare@hsi.org

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