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June 1, 2016

Réclamation d’une enquête sur une usine québécoise d’abattage de chevaux

Des militants de Humane Society International/Canada portent plainte contre les affirmations de Viande Richelieu

Humane Society International/Canada

  • iStock

Dans une plainte formelle déposée contre Viande Richelieu, une usine d’abattage située à Massueville (Québec), des militants de Humane Society International/Canada réclament une enquête sur les affirmations de l’entreprise concernant la source, la qualité et la salubrité de sa viande chevaline. La plainte a été rédigée en collaboration avec des avocats de Humane Society of the United States et envoyée au Bureau de la concurrence du Canada ainsi qu’à l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Ewa Demianowicz, responsable de campagne chez Humane Society International/Canada, a fait la déclaration suivante :

« Nous croyons que Viande Richelieu avance des affirmations fausses et trompeuses concernant la viande chevaline qu’elle vend. Viande Richelieu ne peut tout simplement pas garantir que les chevaux qu’elle abat n’ont pas été traités avec des substances dont l’administration est interdite aux chevaux qui finissent par se retrouver dans la chaîne alimentaire. L’usine ne peut pas non plus affirmer en toute honnêteté avoir tracé ses chevaux “de la ferme à l’étalage” puisqu’aucun système fiable n’est en place pour établir l’historique des propriétaires de ces chevaux.

« Non seulement est-il honteux que Viande Richelieu puisse vendre de la viande chevaline contenant possiblement des résidus dangereux, voire mortels pour les humains qui les ingèrent, l’entreprise trompe également ses clients au Canada et à l’étranger en avançant des affirmations qui ne sont ni ne peuvent être validées dans les faits. »

Faits :

  • La majorité des chevaux abattus dans des abattoirs canadiens, dont l’usine de Viande Richelieu, proviennent des États-Unis. Les chevaux américains n’ont jamais été élevés à des fins de consommation humaine. Puisque les Américains considèrent les chevaux comme des animaux de compagnie et de travail, ceux-ci sont souvent traités tout au long de leur vie avec des médicaments vétérinaires qui ont été interdits d’utilisation – aux États-Unis comme ailleurs – sur des animaux destinés à l’alimentation. Des résidus de ces substances peuvent être dangereux, voire mortels pour les humains qui les ingèrent, peu importe le moment où les chevaux y ont été exposés.
  • L’Office alimentaire et vétérinaire de la Commission européenne a publié un rapport de vérification soulevant de sérieuses préoccupations concernant la fiabilité des contrôles effectués sur les chevaux abattus au Canada pour l’exportation de viande chevaline vers l’UE. Entre autres choses, le rapport a confirmé qu’il ne peut être garanti que les chevaux, et particulièrement ceux en provenance des É.-U., n’ont pas été traités avec des substances illégales dans les six mois précédant leur abattage.

Contact média: Christopher Paré, 514 395-2914, cpare@hsi.org

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