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August 4, 2016

De nouvelles informations sur l’attaque de chien à Pointe-aux-Trembles soulignent que la loi applicable à des races particulières (LSR) n’est pas la solution

HSI/Canada appelle toutes les municipalités et le gouvernement provincial à adopter des lois sans distinction de races.

Humane Society International/Canada

  • Brooks, un chien de type pitbull. Phillip Marshall pour The HSUS.

La semaine dernière, Humane Society International/Canada a obtenu un document qui soulevait de sérieux doutes concernant l’identification de la race du chien impliqué dans la mort d’une femme de Pointe-aux-Trembles en juin 2016. La majorité des médias ainsi que le rapport de police identifiaient le chien en question comme étant un pit-bull alors que le propriétaire du chien l’avait enregistré en tant que boxer. À ce jour, ce sont les seules preuves matérielles de la (des) race(s) du chien qui ont été rendus publiques, et elles mettent en évidence les problèmes inhérents des règlements basés sur des races de chiens spécifiques, ainsi que le manque de fiabilité de l’identification visuelle de races de chiens.
 
De plus, des rapports ont mentionné que le chien était impliqué dans deux incidents de morsure avant l’attaque fatale de Christiane Vadnais. Cependant, aucune autorité officielle n’a pris de mesure pour résoudre cette situation, évaluer le comportement du chien ou mettre en œuvre des mesures de sécurité pour éviter des incidents futurs.  

HSI/Canada appelle de nouveau toutes les municipalités du Québec et le gouvernement provincial à aborder la question des attaques et des morsures de chiens en se référant à des experts à ce sujet et en adoptant des lois sans distinction de races.

Ewa Demianowicz, responsable de campagne pour HSI/Canada, a déclaré : « Des données scientifiques ont prouvé, à maintes reprises, que la race n’est pas un facteur à prendre en compte pour déterminer si un chien est davantage susceptible de mordre. Et les experts sont d’accord pour dire que la loi applicable à des races particulières ne fonctionne pas. De plus, cette situation confirme qu’identifier visuellement une race de chien est difficile et peut entraîner des erreurs et de la confusion. Focaliser ce débat sur la race ou cibler par une loi des races particulières de chien ne permettra pas d’éviter de futures attaques ni d’assurer la sécurité de la collectivité.

« Les autorités officielles ont la responsabilité de retracer les événements qui ont conduit à cette tragédie et d’identifier les véritables problèmes en cause. Il est très inquiétant que le chien impliqué dans l’attaque ait des antécédents de morsure, mais qu’aucune mesure n’ait été prise par les autorités pour faire face à la situation alors que de nombreux « signaux d’alarmes » ont été ignorés. Si les règlements actuels étaient correctement appliqués, il y a de très fortes chances que les événements tragiques, tels que celui qui a eu lieu en juin, aient pu être évités, alors qu’interdire certaines races de chiens ne fera rien en ce qui concerne la sécurité publique. »

Des municipalités comme Beaconsfield ont adopté des mesures efficaces concernant les chiens dangereux applicables à tous les propriétaires de chiens, sans égard à la race. HSI/Canada encourage également les Québécois à agir et contacter leurs représentants municipaux et provinciaux pour exprimer leur opinion contre les lois applicables à des races particulières.

Aidez-nous à dire non aux lois spécifiques aux races au Québec.

Les faits :

  • Rien ne démontre que les lois applicables à des races particulières réduisent les morsures de chiens ou les attaques contre les personnes, et des experts ont constaté qu’aucune race n’est plus susceptible de mordre qu’une autre. En fait, aucune juridiction n’a été capable de prouver que ce type de loi a amélioré la sécurité publique. 
  • Il est très important de comprendre qu’aucune interdiction de races n’a efficacement éliminé les chiens sous restriction de la communauté. Ces lois vont à l’encontre du lien unissant l’homme et l’animal et des citoyens sont prêts à enfreindre la loi pour garder leur animal de compagnie avec eux. 
  • Les interdictions et restrictions de races obligent les chiens à quitter leur foyer et à aller dans des refuges, occupant ainsi un espace et des ressources qui pourraient être utilisées par des animaux qui sont vraiment sans abri.
  • L’Association canadienne des médecins vétérinaires et l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec ont publié diverses déclarations claires qui ne soutiennent pas les lois applicables à des races particulières.


Media contact: Christopher Paré, 514 395-2914, cpare@hsi.org 

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