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October 5, 2016

HSI/Canada applaudit la suspension de l’interdiction insensée des pitbulls à Montréal

Humane Society International/Canada

  • Unfairly targeted. Sally Ralph Hawthorne/Kingdom Photography

MONTRÉAL—Humane Society International/Canada applaudit la suspension du règlement controversé de la Ville de Montréal qui interdit les chiens de type pitbull. Cette suspension sera maintenue jusqu’à l’annonce d’une décision finale par le juge au sujet de ces réglementations problématiques. Cette décision devrait être prise au cours des prochains mois.

Ewa Demianowicz, responsable de campagne pour HSI/Canada, a déclaré :

« Nous sommes ravis que le juge ait décidé de maintenir la suspension de cette interdiction discriminatoire des pitbulls à Montréal. Ce règlement injustifié va à l’encontre de principes scientifiques et de la tendance mondiale qui rejette une législation visant certaines races. Aux États-Unis, 20 états ont légiféré contre une législation de ce type, car ils comprennent qu’il s’agit d’une mesure inefficace, inapplicable et très coûteuse, qui conduirait à des euthanasies inutiles et de terribles épreuves pour les propriétaires de chiens. Cette décision confirme ce que beaucoup de Montréalais et de Québécois savaient déjà : interdire des races de chien ne rendra pas les communautés plus sécuritaires. Il faudrait plutôt privilégier des mesures réfléchies centrées sur l’éducation et la responsabilisation des propriétaires. »

Les faits :

  • Il n’existe aucune preuve du fait que les lois qui ciblent certaines races réduisent les morsures de chien ou les attaques sur les personnes, et aucune juridiction n’a été en mesure de prouver que ce genre de loi avait amélioré la sécurité publique. Après plus de 10 ans de LSR en vigueur en Ontario, le taux de morsures de chien n’a jamais été aussi élevé. Ces lois coûtent cher, ne peuvent pas être appliquées de façon efficace, et causent des souffrances inutiles aux familles, aux chiens et à des communautés entières.
  • Parce qu’il est impossible d’identifier clairement un chien de type pitbull, ce règlement montréalais signifie que tous les gros chiens risquent d’être saisis et euthanasiés, à la discrétion des agents chargés de faire appliquer cette loi. Ce règlement interdit tous les Staffordshire-bull-terrier, les American Pit Bull Terrier, les American Staffordshire terriers, tout chien croisé avec l’une de ces races, ou tout chien présentant des caractéristiques propres à l’une de ces races. Cependant, la ville n’est toujours pas en mesure d’expliquer aux citoyens comment savoir si leur chien présente des “caractéristiques morpholigiques” similaires aux chiens de type pitbull ni comment contester l’appartenance de leur chien à cette race en cas de désaccord.
  • Le chien impliqué dans la mort d’une femme à Montréal cette année était enregistré en tant que boxer. De plus, le chien s’était montré agressif à au moins deux autres occasions, mais la ville n’avait pris aucune mesure en vertu du règlement alors en vigueur.
  • La meilleure façon d’empêcher les morsures de chien est de mettre en place une approche proactive dans tous les secteurs de la communauté. L’Association canadienne des médecins vétérinaires et l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec se sont clairement prononcés contre une législation visant certaines races.
  • Les experts ont constaté qu’aucune race n’est plus susceptible de mordre qu’une autre. Il existe des facteurs qui sont scientifiquement liés aux agressions chez les chiens. Parmi eux, on relève la négligence, la maltraitance et l’absence de stérilisation. Une législation efficace pour la sécurité publique devrait donc se concentrer sur ces facteurs plutôt que sur des interdictions de races cruelles et inutiles.
  • Les experts ont constaté qu’aucune race n’est plus susceptible de mordre qu’une autre. Il existe des facteurs qui contribuent aux morsures de chiens, notamment le manque de socialisation, de dressage, l’encouragement à l’agression, la négligence et la maltraitance, pour n’en citer que quelques-uns. Une législation efficace pour la sécurité publique devrait inculquer le bon sens aux propriétaires de chien, au lieu de se concentrer sur une interdiction inutile et cruelle de races de chiens.
  • Au cours des trente dernières années, six personnes ont été tuées par des chiens au Québec. Dans les huit chiens impliqués dans ces attaques fatales, sept étaient de type husky, et la race du chien impliqué dans l’attaque d’une Montréalaise en 2016 n’a pas pu être identifiée avec certitude. Il semblerait que les législations visant une race précise ciblent rarement d’autres races que le type pitbull.
  • La SPCA de Montréal estime que, rien que dans leur refuge, entre 300 et 700 chiens sans problème de santé ou de comportement auraient été ciblés par cette législation si elle avait été en vigueur en 2016.
  • Le Québec rédige actuellement un projet de loi visant à répondre aux problèmes que représentent les chiens dangereux. HSI/Canada poursuit son travail pour empêcher le Québec de reproduire l’erreur commise à Montréal. Vous pouvez aider HSI/Canada à mettre un terme à la LSR au Québec en vous rendant sur hsicanada.ca/lsr

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Contact média : Christopher Paré—bureau: 514 395-2914 / cell: 438 402-0643, courriel: cpare@hsi.org

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